Entrée en matière...

Entrée en matière...
Qui suis je?

Bonne question...
Pour faire simple, je suis une âme rêveuse, un papillon passionné... Quelque chose d'immateriel et que bien peu sont parvenu à attraper.

Pour qui j'écris?

Pour ceux que j'aime. Pour ceux qui m'aiment. Pour ceux que je n'aime pas et aimerai comprendre. Pour ceux qui ne m'aiment pas et dont j'aimerai capter l'attention. Pour vous, peut être, illustre inconnu, derrière votre écran, échoué ici par hasard.
Pour tous ceux pour qui les misères et mystères d'une vie recèlent un peu de magie.
Pour ceux qui croient me connaître et ne savent pas tout. Pour ceux qui commencent à me connaître et veulent en savoir davantage.

Pourquoi j'écris?

Par envie? Par besoin? Pour m'approprier quelques minutes de votre temps, bien humblement. Vous êtes tous libre de passer votre chemin si mon paysage ne vous convient pas. Pour le plaisir aussi d'utiliser un peu de la miraculeuse mémoire du vaste internet à des fins purement égoistes...Et alors...Je ne dérange personne n'est ce pas?

Que trouverez vous ici?

Des rêves, et de la magie. Des rires et des pleurs. De la joie et de la peine. Tout ce qui est suceptible de meubler mon quotidien et d'être matière à écriture.

A vous tous qui avez lu ces quelques lignes...Je vous ouvre les portes de mon monde... Un voyage au coeur de l'âme errante...

# Posté le jeudi 07 février 2008 09:18

Samuel...

Samuel...
Près de toi j'ai grandi, petite fleur insoumise et rêveuse à l'ombre de ta tendre maladresse.
Pas besoin de longs discours, ta main dans la mienne suffisait à nos joies simples.
Les jours en ta compagnie sont mêlés, dans mon esprit fidèle à nos souvenirs, de musique, de rire, de soupirs... « Restons des enfants »
Nos parents se connaissaient depuis toujours, nous avons suivit leur chemin... Nos sangs n'étaient pas semblables, mais tu as toujours été plus mon frère que mon ami...
Tes notes s'égrenaient, doucement... Mes larmes les suivaient, doucement...
« Pourquoi pleures-tu... ? » , « Car c'est beau... »
Un regard, « T'es relou » ... Un sourire, « Juste sur les bords ».
Quelques mots, « Je crois en toi ». Un rire « Tu es mon Ange gardien ».
Un aveu... « Je t'aime ». Une réponse « Tu es ma s½ur... »
Les années se suivent et ne se ressemblent pas, mais toi tu seras toujours là...
Je le sais, c'est comme ça... Le seul point fixe depuis mon arrivée en ce monde, la seule certitude à laquelle je peux m'accrocher...
Car le monde peut bien s'écrouler quand tu es là, cela ne me touche pas...
Nous ne tomberons pas...
A tous ceux qui jurent que l'amitié entre un homme et une femme est impossible... Je leur dit: "Voyez ma vie depuis bientôt vingt-deux ans..."
Mon ami, mon frère...

Le 2 février 2008, Marie Patard

# Posté le jeudi 07 février 2008 11:40

Modifié le mardi 11 mars 2008 06:44

Etreinte

Etreinte
Mon regard d'ardoise s'ouvre sur les ténèbres de ma chambre. Calme, si calme... Aucun son ne vient blesser le silence ambiant... Ce n'est pas normal...
J'ouvre mes rideaux, la cour s'offre à mon regard. Mon souffle se condense sur la vitre, il fait froid dehors... Si froid...
Une Lune généreuse éclaire arbres et pierres de reflets d'argent. C'est beau, magique, presque irréel, presque fragile...
Un souffle dans mon cou, une invitation ? La nuit, l'obscurité sont trop tentantes, elles m'appellent... Ce n'est pas convenable dites-vous ? Je fais fit des convenances et glisse mon corps, encore chaud de mes draps, dans une robe noire et sang, démodée depuis des siècles, que je n'ai que trop peu l'occasion de porter.
Sens de la mise en scène ? Envie de cérémonie ? Je sais ce qui m'attend dehors, pourquoi vous êtes venu, les raisons de votre appel. Ce que j'ignore encore est le contenu de votre message... Venez-vous voler mon souffle ou bien m'enlever pour que je sois à vos côtés ?
Aucun bruit dans la maison... Tous dorment... La porte se referme derrière moi, peut-être pour la dernière fois... Je fais quelques pas puis me retourne... Ici, j'ai grandi... Ici j'ai mûri jusqu'à cette nuit... Un soupir m'échappe, petit nuage de fumée avalé par la nuit...
Je poursuis mon chemin... Observant l'obscurité avec mes yeux mortels, en goûtant la magnificence sans pourtant parvenir à en appréhender tous les acteurs furtifs...
Vous m'échappez, vous jouez avec moi et ma volonté vacillante. Vous me laissez sentir mon c½ur s'affoler, me rappelant encore et toujours comme il est bon de vivre. Mais c'est moi qui vous ai appelé...Moi qui vous ai tenté... Moi qui ai voulu modifier ma destiné. Mourir ne m'effraie pas, si cela me permet de vivre plutôt que de subir la décadence.
On peut bien vous qualifier de légende, une légende ne peut apparaître soudainement devant vous, vous submergeant de sa présence, le regard brûlant de sombres désirs et d'amusement.
Vous faites mine de vous éloigner, mais je vous suis... Ultime acceptation. Un sourire nait sur votre visage d'albâtre aux traits fins. Votre proie s'offre à l'immolation de votre étreinte, consentante, impatiente...
Vous disparaissez... Je retiens mon souffle... Vous ai-je déplu ? Ai-je mal agi ? Non, votre bras glisse autour de ma taille, pressant fermement mon dos contre votre poitrine froide comme le marbre. Votre visage glisse dans mes cheveux d'or, y cherchant une caresse, un parfum diffue. Je tremble tandis que vous buvez ma chaleur et vous me serrez davantage contre vous. J'étouffe... Votre main glisse sur ma poitrine et vient frôler mon sein, m'arrachant un gémissement. Bientôt elle l'enserre, le meurtri. La douleur est brève mais violente... Vos doigts ont laissé des empruntes bleutées sur ma chair et votre bouche s'est soudée à mon cou tendu.
Percée, je saigne et vous buvez... Lentement, très lentement, je m'engourdie... Mes yeux s'embrument, l'obscurité me guette... J'ai joué, et j'ai perdu... Pardonnez moi, vous tous que j'abandonne... Je pensais avoir le temps... Après... Mais l'étreinte se prolonge, ma vie et ma chaleur me quittent alors que son c½ur recommence a battre, de plus en plus fort...
Je sombre... Ce sera donc un adieu...
Combien de temps faut-il à une âme pour quitter le corps auquel elle était attachée ? Une petite éternité sans doute... Mais surprise, je m'éveille... Du sang coule dans ma gorge, son gout est lourd et capiteux, métallique, délicieux, vital... Un poignet ouvert m'offre cette manne et je le prends délicatement entre mes droits blanc et froid comme la mort. C'est à votre c½ur de ralentir doucement jusqu'à partager un rythme commun avec le mien. Ce doux calice s'éloigne de moi, c'est suffisant dites-vous... Une autre étreinte se profile à laquelle je m'abandonne avec délice, gouttant votre force une nouvelle fois, vous sentant vivre au plus profond de moi... Vos mains me parcourent tendrement, cherchant un vestige d'humanité dans mon corps transformé et, surprit, vous en trouvez un...
Mon âme ne m'a pas quittée, mon but était de vivre, non de donner la mort. Je suis douceur et bonté, non la créature acharnée que vous aviez espérée...
Vous vous relevez du sol couvert de mousse où vous m'aviez doucement allongée. Votre regard est troublé, vous ne comprenez pas ce qu'il s'est passé. Je me tiens devant vous, nue, argentée dans la clarté nonchalante de la Lune. Vos marques sur mon sein ont depuis longtemps disparu... Vos mots s'emmêlent, en quelques minutes vous m'expliquez ce que vous aviez pensez m'apprendre au cours des années... Mais je suis anormale, vous ne pouvez conserver cette curieuse enfant à vos côtés... Je comprends, je ne vous en veux pas... Je ferais donc mon chemin seule à travers les âges jusqu'au jour ou je m'offrirais au soleil pour mettre fin à mon éternité...
Un dernier regard, j'y lis le regret de m'abandonner... Vous autres, Vampires, n'avez peut être pas d'âme... Mais un c½ur habite votre poitrine et bat parfois contre votre gré... Vous vous approchez et m'offrez un ultime don, un cadeau d'adieu, un présent pour vous faire pardonner... Vous m'offrez vos lèvres et je vous embrasse, buvant votre force, votre pouvoir comme votre sang un peu plus tôt. Votre fille devra être forte pour traverser les Ténèbres et survivre...
J'ouvre de nouveau les yeux... L'horizon s'éclaircit déjà et vous avez disparut... M'abandonnant à ma nouvelle existence... Au plus profond de la forêt, je m'enfouie sous une couverture de terre et de feuilles. Je meurs pour le jour, songeant à une promesse que j'ai faite à un ami comme un jeu. Quand je le rejoindrais, souhaitera t-il toujours l'étreinte... ?


Le 3 février 2008, Marie Patard

# Posté le vendredi 08 février 2008 11:24

Modifié le mardi 11 mars 2008 06:44

Ta définition du mot "Père"

Ta définition du mot "Père"
Avez-vous jamais remarqué le bruit que faisaient les portes quand on les ouvrait, celui d'une serviette que l'on froisse, celui de couverts qui s'entrechoquent, d'une chaise que l'on déplace, de la pluie qui tombe... Tout un concert discordant accompagnant nos gestes quotidiens...
Encore un repas, instant dit « de partage », et pourtant quel silence... D'abord celui de l'âme, puis l'absence de mot...
Fatiguées de faire la conversation aux murs, les autres se taisent et prennent la mesure de l'abîme qui nous sépare...
Quand s'est-il installé ? Qui à commencé ? Cela ne sert à rien de tergiverser sur le sujet... Il est bel et bien là et l'entente cordiale est depuis bien longtemps brisée...
Pourquoi ? Car de me taire je me suis lassée, car les mots que tu retenais ont enfin explosés... Bientôt vingt-deux ans que l'on se connaît, mais il y a bien longtemps que tu as cessé de me bercer...
M'as-tu jamais dit que tu m'aimais ? Je ne le pense pas, ou sinon pas depuis que je suis en âge de le comprendre...
M'as-tu jamais dit que tu étais fier ? D'être mon père, de m'avoir élevé, du chemin que j'ai fait... Je ne le pense pas, tu m'as juste fait comprendre à quel point j'étais insignifiante.
Ne me dis pas que j'ai mal comprit... S'il te plaît... Épargne-moi le couplet qui te défend en expliquant que tu n'as pas eu davantage... C'est quand on à le moins reçu qu'il faut donner le plus, car on sait ce que c'est que de souffrir du manque...
Ne me dis pas que c'est pour mon bien... Tu ne m'as jamais fait confiance, comment pourrais-je me croire d'une quelconque utilité ? Tu l'as dit, je ne ferais rien de ma vie... C'est l'idée que tu t'es fait...
Qui t'as déclaré jury, juge et bourreau de mon avenir ? Je ne suis plus une enfant. Je n'ai plus à me relever car je reste debout. Je m'oppose au destin que tu as enraciné dans mon esprit depuis l'âge tendre.
Tendre je ne le suis plus. Je m'endurci contre tes mots, et quand je pleure c'est autant pour toi que pour moi...
Tu dois être bien seul dans ton c½ur froid...


Le 2 février 2008, Marie Patard

# Posté le samedi 09 février 2008 05:53

Modifié le mardi 11 mars 2008 06:44

"While your lips are still red..." - Nightwish... Chanteur Marco...

Ma musique du moment... Passant en boucle dans ma tête...
Merci Virgile...


"While your lips are still red"

Sweet little words made for silence
Not talk
Young heart for love
Not heartache
Dark hair for catching the wind
Not to veil the sight of a cold world

Kiss while your lips are still red
While he's still silent
Rest while bosom is still untouched, unveiled
hold another hand while the hand's still without a tool
Drown into eyes while they're still blind
Love while the night still hides the withering dawn

First day of love never comes back
A passionate hour is never are wasted wrong
The violin, the poet's hand
Every thawing heart plays your theme with care

Kiss while your lips are still red
While he's still silent
Rest while bosom is still untouched, unveiled
hold another hand while the hand's still without a tool
Drown into eyes while they're still blind
Love while the night still hides the withering dawn

Les premiers jours d'un amour sont les plus purs... On aime une personne pour ce qu'elle est...
Ensuite, on l'aime en dépit de ce qu'elle est...

# Posté le samedi 09 février 2008 10:14